Depuis le début de l’année 2026, plusieurs cyberattaques massives et fuites de bases de données personnelles ont frappé des organisations en France et ailleurs, mettant en lumière la vulnérabilité persistante des systèmes numériques et le risque accru de fraudes ciblées.
Parmi les incidents récents, la fédération française de golf (FFG) a vu les données de près de 450 000 adhérents volées et mises en vente sur Internet, soulignant combien les informations personnelles peuvent circuler librement après une faille de sécurité majeure. (1)
Parallèlement, d’autres attaques continuent d’alimenter ce phénomène : le prestataire de Relais Colis a confirmé un piratage avec fuite de données clients, qui se retrouvent désormais sur le dark web, ce qui accroît les risques pour les victimes concernées par divers types d’escroqueries à la suite de la fuite. (2)
Ces fuites ne sont pas des exceptions isolées : une cyberattaque contre l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) a entraîné la publication de millions de lignes de données personnelles, et des incidents similaires ont touché d’autres organismes publics et privés depuis le début du mois de janvier 2026. (3)
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Dans ce contexte de multiplication des violations de données personnelles, les spécialistes en cybersécurité tirent la sonnette d’alarme : lorsque des informations sensibles (noms, adresses, adresses e-mail, numéros de téléphone, identifiants) sont compromises, cela ouvre la porte à de nombreuses formes de fraude, dont le phishing ou hameçonnage, qui consiste à tromper les victimes par e-mail, SMS ou téléphone pour les inciter à divulguer encore davantage de données ou à cliquer sur des liens malveillants. (4)
Le phishing est particulièrement préoccupant après un breach, car les cybercriminels exploitent souvent la crainte et la confusion des personnes concernées : ils peuvent envoyer de faux messages prétendant provenir de la société victime du piratage pour obtenir des mots de passe, coordonnées bancaires ou autres informations encore plus sensibles.
Cette situation soulève une question centrale pour toute personne ou organisation touchée par une fuite : que peut-on faire concrètement après avoir appris qu’une base de données contenant des données personnelles a été compromise ? L’objectif est autant de limiter les risques de phishing et d’usurpation d’identité que de protéger l’accès à ses comptes, ses finances et ses données personnelles à l’avenir.
Lorsqu’une base de données est piratée, même si les informations volées semblent « basiques » (e-mail, numéro de téléphone), les cybercriminels peuvent les exploiter pour mener des campagnes d’hameçonnage extrêmement ciblées. Ces attaques consistent généralement à envoyer des e-mails ou des SMS qui paraissent crédibles — imitant l’apparence d’une entreprise ou d’une institution légitime — afin d’amener la personne à cliquer sur un lien, télécharger une pièce jointe malveillante ou fournir des informations sensibles.
Après une fuite, les escrocs peuvent s’appuyer sur les données compromises pour rendre leurs messages plus convaincants : par exemple, utiliser le nom réel, un identifiant utilisateur ou un contexte précis lié à l’entreprise victime, ce qui augmente fortement le taux de réussite de ces attaques.
Ce risque n’est pas théorique : les experts en cybersécurité signalent régulièrement que les tentatives de phishing augmentent significativement après une violation de données, car les pirates savent que les victimes sont plus susceptibles d’être sensibles à des messages évoquant leur sécurité ou la nécessité de vérifier leurs comptes. (5)
Il est également important de savoir que le phishing ne nécessite pas de vol de mots de passe ou de données financières pour être efficace : un simple fait d’obtenir une adresse e-mail peut suffire pour créer des messages falsifiés.
Outre le phishing, une fuite de données peut provoquer des cas d’usurpation d’identité, lorsque des informations personnelles sont utilisées pour ouvrir des comptes à ton nom, accéder à des services ou même obtenir des documents officiels.
Même des données qui semblent anodines (date de naissance, adresse) peuvent être combinées avec d’autres informations disponibles en ligne ou sur le dark web pour créer un profil suffisamment fiable pour contourner certaines vérifications. Par exemple, ces informations peuvent servir à répondre à des questions de sécurité lors de tentatives de réinitialisation de mot de passe, ou à persuader un service client de donner un accès non autorisé.
Cela signifie que les personnes dont les données ont été compromises sont exposées à un ensemble de menaces étroitement liées, qui vont du phishing jusqu’à des formes plus élaborées de fraude : faux profils, faux documents, ouverture de comptes bancaires frauduleux, achats non autorisés, etc. (6)
Dès qu’une fuite de données est confirmée ou suspectée, il est essentiel de prendre des mesures immédiates pour protéger ton identité et tes comptes :
Ces actions visent à bloquer l’accès aux comptes compromis, à rendre plus difficile toute exploitation supplémentaire des données volées, et à détecter rapidement toute activité frauduleuse.
Outre les mesures immédiates, il est important d’anticiper et suivre sur le long terme l’impact d’une fuite de données afin de réduire les risques futurs :
Ces mesures prennent plus de temps qu’un changement de mot de passe, mais elles te donnent une protection durable contre les tentatives de fraude qui peuvent survenir des mois après la fuite.
Sources :
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