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Responsablité des moteurs de recherche.
Le tribunal de Paris a interdit, le 5 septembre 2001, au
moteur de
recherche d'annonces d'emploi Keljob de référencer les fiches
du site
Cadremploi. Keljob a été condamné à payer 1 million de francs
de dommages et
intérêts. Cette jurisprudence sera, d'importance, car elle préfigure
des
problèmes qui pourraient arriver avec les index de pages web
utilisés par
les moteurs de recherche. L'utilisation du nom de Cadremploi par Keljob (premier point
du jugement) ne
concerne pas les moteurs. Il s'agit d'un problème purement
commercial. En
revanche, le référencement des fiches "produits" d'un
site distant pose
effectivement problème, notamment pour des sites dynamiques,
gérant de très
nombreux descriptifs issus d'une base de données. Le tribunal a jugé qu'il n'y avait pas de risques de
confusion entre les
deux sites, notamment parce qu'une fenêtre intermédiaire
indiquait la
redirection vers un site extérieur. Les liens profonds
n'ont pas été
sanctionnés en tant que tels, mais plutôt l'extraction de la
base de
donnée... Le TGI de Paris s'est prononcé sur le cas spécifique de sites
spécialisés où le moteur de
recherche incriminé finit par concurrencer l'éditeur. Pour un
moteur comme
Google ou Altavista, leur statut de "généralistes"
les protège mieux contre
ce type d'attaque, car ils ne concurrencent pas de façon
frontale les sites
web qu'ils indexent. D'autre part, la plupart de ces moteurs
n'indexent pas
100% des pages d'un site web, donc pas la totalité, pour
reprendre cet
exemple, de la base de données produits d'un site. Cela peut
jouer dans un
jugement.
D'autre part, pour revenir aux moteur de recherche, on peut
estimer que le
fichier robots.txt et les balise meta "Robots" peuvent
être considérées
comme une protection assez importante. Si un moteur indexe une ou
plusieurs
pages pourtant "protégées" logiquement par ces
fonctionnalités, le site
indexé pourra se retourner contre le moteur en cas de
préjudice. Mais il
devra prouver qu'au moment de l'indexation, les balises meta
"robots" ou le
fichier robots.txt étaient bien en ligne sur son site. Cela peut
se faire,
par exemple, en déposant chaque mois un CD-rom contenant les
pages du site
chez un notaire ou un huissier, à titre d'archives, ou en
mettant ce disque
dans une enveloppe cachetée et scellée que le webmaster
s'envoie en
recommandé avec accusé de réception, par exemple."
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