Le gouvernement n'a pas encore pris position sur la
brevetabilité du
logiciel.
A l'occasion d'une rencontre avec L'AFUL et l'APRIL, le
gouvernement a indiqué ne pas avoir encore pris position sur la
brevetabilité deslogiciels. Les deux associations, en faveur du
développement des logiciels libres, ont été reçues le 12
septembre 2001 par les conseillers du Premier Ministre pour
obtenir des clarifications sur la position du gouvernement
concernant les brevets logiciels. A cette occasion, elles se sont
insurgéescontre la publicité qui avait été faite par le
gouvernement en ce qui concerne l'avis de l'Académie des
technologies sur les brevets logiciels,alors que son contenu
comporterait de nombreuses erreurs techniques.
Les conseillers ont expliqué que ce rapport n'était pas l'avis
du gouvernement en la matière mais faisait partie d'un ensemble
d'avis et d'expertises demandés par le gouvernement. Pour les
associations, le brevet logiciel pourrait être mis en place à
la condition qu'il favorise réellement l'innovation et non qu'il
soit utilisé comme un moyen d'empêcher le développement de
nouveaux logiciels. Dans cette optique, les rapports du Conseil
général des mines et celui du Comité de coordination des
sciences et technologies de l'information et de la communication
ont précisé que "le brevet logiciel a un impact négatif
sur l'innovation et la concurrence, et qu'il est probablement
impossible d'éviter une extension du système de brevet aux
algorithmes, aux mathématiques, aux méthodes d'affaires et
toutes les méthodes intellectuelles si le brevetage du
logiciel était légalisé".
Aujourd'hui, les idées, principes, méthodes non-formalisés ne
sont pasprotégeables par le droit d'auteur et donc peuvent être
ré-utilisées librement. Mais derrière ces nombreux rapports et
avis, le gouvernement n'aurait-il pas déjà pris sa décision
afin de contenter les puissants éditeurs informatiques qui
cherchent depuis de nombreuses années à breveter leurs
logiciels ? Si tel était le cas, les tentatives des partisans
deslogiciels libres seraient-elles vaines ?
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